arthrose cervicale

Arthrose cervicale : comprendre cette douleur du cou souvent sous-estimée

Raideurs matinales, douleurs à la base du crâne, gêne pour tourner la tête… Ces symptômes sont typiques de l’arthrose cervicale, une affection fréquente du rachis. Elle touche particulièrement les personnes de plus de 45 ans, mais aussi de plus en plus d’adultes jeunes en raison de la sédentarité et de l’usage intensif des écrans.

Cette forme d’arthrose, encore appelée cervicarthrose, correspond à une usure progressive des disques et des articulations situées entre les vertèbres du cou. Elle peut être bénigne ou invalidante selon son évolution.
C’est ce que nous allons voir ensemble.

Qu’est-ce que l’arthrose cervicale ?

L’arthrose cervicale est une dégénérescence du cartilage articulaire reliant les vertèbres du cou. Avec le temps, ce cartilage s’amincit, perd sa souplesse et provoque des frottements entre les os.

Cette usure mécanique entraîne une inflammation locale et une raideur progressive du cou. Dans certains cas, des excroissances osseuses appelées ostéophytes peuvent comprimer les nerfs ou le canal médullaire, accentuant la douleur ou provoquant des fourmillements.

D’ailleurs, consultez ici notre article sur l’uncodiscarthrose, une autre forme d’arthrose cervicale qui touche spécifiquement les articulations uncovertébrales.

Quels sont les symptômes typiques ?

L’arthrose cervicale se manifeste de plusieurs façons, souvent de manière fluctuante :

  • Douleurs au niveau du cou, plus marquées en fin de journée ou après un effort prolongé.
  • Raideur matinale, surtout au réveil ou après une position fixe.
  • Maux de tête localisés à l’arrière du crâne.
  • Sensation de craquement ou de blocage en tournant la tête.
  • Engourdissement ou picotement des bras en cas de compression nerveuse.

Ces signes ne doivent pas être ignorés : un diagnostic précoce permet souvent d’éviter l’aggravation et la chronicité de la douleur.

D’où vient cette arthrose du cou ?

Les causes de l’arthrose cervicale sont multiples. Si le vieillissement reste la première, d’autres facteurs contribuent à accélérer l’usure des articulations :

  • Postures prolongées devant l’ordinateur ou le téléphone.
  • Manque d’activité physique, entraînant un affaiblissement des muscles du cou.
  • Microtraumatismes répétés, comme le port de charges lourdes.
  • Prédispositions génétiques ou anomalies de la colonne cervicale.

Le stress et la tension musculaire chronique aggravent souvent la douleur sans en être la cause directe.

Quels traitements pour soulager la douleur ?

Le traitement repose avant tout sur une approche fonctionnelle et préventive. L’objectif n’est pas seulement de calmer la douleur, mais de restaurer la mobilité et de préserver les structures articulaires.

  • Kinésithérapie : exercices d’assouplissement et renforcement musculaire ciblé.
  • Médicaments : antalgiques ou anti-inflammatoires selon l’intensité des symptômes.
  • Thermothérapie et chaleur locale : pour détendre les muscles contractés.
  • Amélioration de la posture : réglage du poste de travail, pauses régulières, appui-tête adapté.
  • Accompagnement ostéopathique ou postural : pour rééquilibrer la tension musculaire du cou et des épaules.

L’activité physique douce (natation, yoga, marche rapide) reste le meilleur allié contre la raideur cervicale.

Peut-on prévenir l’arthrose cervicale ?

Oui, la prévention joue un rôle clé. Quelques habitudes simples peuvent limiter le risque d’usure prématurée :

  • Garder une posture droite et détendue pendant le travail.
  • Bouger et s’étirer toutes les heures.
  • Renforcer la musculature du haut du dos.
  • Dormir avec un coussin ergonomique maintenant la courbure naturelle du cou.
  • Réduire le stress et les tensions accumulées.

Ces gestes sont simples, mais leur effet cumulé est réel sur le long terme.

Arthrose cervicale et qualité de vie : garder la mobilité

L’arthrose cervicale n’est pas une fatalité. Avec une bonne hygiène de vie, une activité physique adaptée et un suivi régulier, il est possible de conserver une excellente mobilité et de réduire considérablement la douleur.

Le plus important reste d’écouter les signaux de votre corps : les raideurs ou les douleurs répétées ne sont pas anodines. Mieux vaut agir tôt, avant que les symptômes ne s’installent durablement.

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